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Origines de la recherche-action urbaine

Published onNov 28, 2023
Origines de la recherche-action urbaine

Le concept de recherche-action doit beaucoup au psychologue américain Kurt Lewin. Ses recherches empiriques en psychologie sociale ont contribué à l'élaboration d'une méthode pour produire des connaissances à partir du changement d'un système social. Il a désigné la recherche-action comme une méthode d'analyse qui se découpe en plusieurs étapes visant la description du système social, la connaissance des lois générales à l'oeuvre (qui sont généralement « cachées » aux personnes impliquées dans la situation) et leur mise à l'épreuve par le biais d'une intervention. La méthode de Kurt Lewin est symbolisée par une spirale d'interactions entre pratique, observation et théorisation. Il distingue généralement la planification, la mise en application d'une première étape du plan d'intervention avec observation des effets et, enfin, la planification d'une nouvelle étape d'action à partir des résultats obtenus dans la précédente, et ainsi de suite.1 

Selon cette perspective de recherche, le chercheur n'est pas conçu comme un observateur ou un praticien qui agiraient de l'extérieur mais quelqu'un qui aide le groupe à prendre conscience de lui même, détermine des lignes de conduites à approfondir et des solutions à envisager.

Les premières expérimentations étaient souvent limitées à certains groupes sociaux dans des entreprises ou d'autres champ de la vie sociale. Elles portaient sur les relations au sein des groupes dans le prolongement de la sociométrie de Jacob Levy Moreno et sur les rôles des individus au sein d'un collectif, ce qu'on appelle généralement « la dynamique de groupe ». La recherche-action a eu une influence considérable au sein des organisations communautaires à travers la sociologie de la coopération qui cherchait à comprendre ce qui étant en jeu dans les dynamiques collectives2.

La recherche-action a été associée à d'autres méthodes de transformation sociale qui liait pratique et théorie comme l'enquête sociale qui était une activité courante du mouvement ouvrier. Chez certains auteurs et dans une certaine mesure, les traditions critiques et pragmatiques se sont mêlées sans pour autant se confondre.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, des chercheurs ont repris cette notion pour l'appliquer dans des champ de connaissances de plus en plus vastes : la psychologie, l'éducation, la sociologie, l'économie (…). Le courant de la recherche-action a alors connu un extraordinaire développement grâce à des praticiens, militants et techniciens qui se sont inspirés de cette notion pour réfléchir et améliorer continuellement leurs pratiques. Cette circulation a également engendré une pluralité de sens.

Comme nous n'allons pas pouvoir passer en revue tous les courants de la recherche-action, nous limiterons notre étude à notre centre d’intérêt principal : les recherches-action liées aux mouvements d'habitants et aux organisations populaires dans une perspective de transformation sociale.

Le tournant latino-américain

Dans les années 60, plusieurs expériences latino-américaines ont élargi l'idée initiale de recherche-action. Il ne s'agissait plus de mener des recherche-action au sein d'instances relativement réduites (l'entreprise, l'école...) mais d'envisager des transformations à l'échelle de la société ou des territoires. Pour illustrer, ce courant qui aura une grande influence auprès des mouvements d'habitants, nous allons évoqué les expériences célèbres de Paolo Freire au Brésil et d'Orlando Fals Borda en Colombie.

Au Brésil, le pédagogue Paolo Freire a élaboré un vaste programme d'alphabétisation des adultes à destination des paysans du Nord-Est. Cette région était alors l'épicentre des mouvements sociaux brésiliens3. Paolo Freire a inventé une nouvelle méthode d'alphabétisation favorisant la conscientisation des populations constituée de plusieurs étapes : une phase d'observation du contexte par les éducateurs pour repérer des mots qui ont à la fois une richesse syllabique et un lien avec le vécu des populations, une seconde étape visant à codifier ces mots en images puis à les décoder collectivement au sein d'un groupe soutenu par un coordinateur, enfin une dernière étape dont l'objectif était que les mots et images soient réappropriés par les participants pour agir sur la réalité sociale.

Paolo Freire a commencé à mettre en œuvre d'un plan national d'alphabétisation avant d'être contraint à l'exil lors du coup d'état de 1964. Exilé au Chili, Paolo Freire a rédigé un ouvrage célèbre « Pédagogie des opprimées » qui est devenu une référence incontournable pour des éducateurs, militants et intellectuels dans le monde entier (Ivan Illich, Oskar Negt...). Le brésilien a beaucoup apporté à la recherche-action en insistant sur le rôle de l'apprentissage collectif pour que les participants puissent regagner du pouvoir en se basant sur leurs propres expériences. Il s'inscrit dans une tradition où les méthodes de recherche-action sont utilisées pour le renforcement des capacités des populations à travers des formations pour adultes. Les méthodes de conscientisation seront souvent utilisées pour renforcer les capacités des mouvements d'habitants dans leur compréhension des enjeux urbains.

En Colombie, la faculté de sociologie de Bogota, fondée en 1959 par Orlando Fals Borda et Camilo Torres, a également été un terreau fertile pour la recherche-action. Après plusieurs travaux de sociologie rurale, Orlando Fals Borda s'est intéressé aux luttes paysannes . Il a ouvert le débat sur la nécessité d'une réforme agraire pour mettre fin aux violences. Ces recherches avaient pour objectif de créer de nouvelles connaissances mais surtout de transformer la réalité.

Les sociologues colombiens ont alors joué un rôle important dans la mise en place de la réforme agraire en fondant des comités d'action communale visant à reconstruire le tissu social à travers des projets de développement. La faculté de sociologie de Bogota est alors devenu le foyer de nombreux enjeux de portée géopolitique4. L'implication des sociologues n'était pas un enjeu purement théorique : Camilo Torres a été à l'origine de la constitution d'une organisation politique « Frente Unido » avant de s'engager dans la guerrilla de l'ELN où il trouvera la mort en 1966. Profondément marqué par ces évènements tragique, le sociologue Orlando Fals Borda a défendu l'idée d'une « science impliquée » et une « sociologie de la libération ». A partir du contexte latino-américain, les travaux de Fals Borda ont provoqué une rupture avec la tradition positiviste occidentale. En 1977, le sociologue colombien a posé les bases de la recherche-action participative (IAP) reconnue internationalement5. Beaucoup de mouvements sociaux urbains s'inscrivent aujourd'hui dans cette tradition de la recherche-action participative.

Les travaux latino-américains ont eu une influence considérable dans la diffusion de la recherche-action au sein des courants issus de la théorie critique. Le sociologue suisse Heinz Moser a défini la recherche-action comme un nouveau paradigme des sciences sociales avec une portée émancipatrice et permettant de réduire les inégalités sociales. La recherche-action permet aux citoyens de participer à fixer les objectifs de l'intervention pour réduire les inégalités entre le sujet et l'objet de la recherche.

A partir des années 1970, de nombreux programmes vont s'inspirer de la recherche-action pour tenter de résoudre les problèmes urbains. L'idée générale est de susciter la création d'organisations d'habitants pour renforcer l'entraide et l'amélioration des services sociaux6. Ces programmes ont prolongé les travaux sur le développement communautaire initiés par les sociologues de la coopération (Desroches, Meister...). Les coopératives d'habitants s'inscrivent souvent dans cette tradition.

La recherche-action a été approfondie grâce à l'apport considérable des études et luttes féministes. Aux Etats-Unis des groupes de conscientisation (consciousness raising7) ont constitué la colonne vertébrale du mouvement de libération des femmes8. Ce partage des expériences de l'oppression au sein des cercles de conscientisation à permis de faire émerger de nouveaux savoirs. Ces pratiques ont contribué à la formulation des théories du positionnement (ou du point de vue) qui partent des conditions des femmes pour élaborer des savoirs. Ces études ont mis en évidence que les questions de femmes et du genre avaient été souvent ignorés, minimisés et marginalisés, y compris dans les recherche-action. L'implication des femmes dans les processus de recherche-action a permis de modifier les pratiques de recherche et d'ouvrir de nouvelles perspectives.

La tradition de recherche-action urbaine

Nous formulons l'hypothèse qu'il existe une tradition spécifique de recherche-action qui associe des chercheurs et des habitant pour résoudre les problèmes urbains. Cette tradition s'inspire des travaux en psychologie sociale de Kurt Lewin, de la sociologie de la coopération mais également d'autres écoles de recherche empiriques comme la sociologie urbaine de Chicago. Si nous ne pouvons pas passer en revue l'ensemble des travaux, nous allons rapidement évoqué les apports des travaux américains avant de se focaliser sur le contexte français.

La sociologie de Chicago est caractérisée par l'importance du travail de terrain. Les chercheurs ont commencé à sortir de l'université pour observer directement les problématiques sociales qui se déroulaient dans l'environnement urbain. La sociologie de Chicago envisage la ville comme un laboratoire à ciel ouvert. L'immersion dans l'environnement urbain permet au chercheur de décrire certaines zones et les interactions entre les groupes sociaux. Il s'agit de saisir à un moment donné des phénomènes sociaux qui se modifient en permanence par le jeu des interactions permettant d'identifier les changements engendrés par l'industrialisation, l'immigration ou la mobilité. La plongée des chercheurs dans la ville industrielle leur ont permis de montrer l'émergence de nouvelles figures sociales ou professionnelles comme les hobos, des travailleurs sans domicile qui se déplaçaient de ville en ville.

D'un point de vue méthodologique, les sociologues de Chicago utilisaient des méthodes d'enquêtes comme la cartographie, l'observation in situ, les récits de vie, les études de cas... Au lieu de se limiter à l'étude de corpus ou des analyses statistiques, les chercheurs ont mobilisé d'autres sources directes comme des documents personnels, des lettres, des récits biographiques, des cartes sur les trajets quotidiens... Les récits de vie ont permis aux chercheurs d'accéder à de nouvelles connaissances sur la vie de certains groupes sociaux, leurs perceptions des situations, décrire le mode de vie citadins et les spécificités de certaines parties de la ville. Il en a résulté de nouveaux concepts sociologiques particulièrement riches comme les itinéraires, les trajectoires et les carrières des individus qui seront approfondis plus tard par Everett C. Hugues.

Certains sociologues iront même plus loin en contribuant directement à l'organisation des communautés. A Chicago, le sociologue Saul Alinsky a suscité la création de nouvelles organisations communautaires. Ses méthodes dites du community organizing vont profondément renforcer la démocratie locale dans les villes américaines. Notons également les travaux de William Foot Whythe qui a mené un long travail de terrain dans un quartier italien de Boston où le chercheur prenait part à la vie collective de ceux qu'il observe. Ses méthodes dite de l'observation participante vont devenir des références pour des recherche menées en milieu urbain9.

En France, les premières recherche-action urbaines ont été menées par des chercheurs impliqués dans le mouvement du christianisme social. Le noyau fondateur semble avoir été le cercle d'étude « Economie et Humanisme » fondé par le prêtre Louis-Joseph Lebret10 qui s'était intéressé au rôle de la recherche-action dans l'aménagement du territoire. Ses enquêtes-participations ont participé à diffuser la posture éthique d'initier des recherches avec les communautés locales pour envisager la transformation d'une situation donnée.

Le sociologue Henri Chombart de Lauwe a également été l'un des premiers à s'intéresser aux villes. Il a notamment mené de nombreuses enquêtes avec les personnes concernées dans la perspective de faire émerger un changement social11. Il a été l'un des premiers à mener des « recherches appliquées sur contrats » au moment où des agents travaillant pour des ministères étatiques commencent à s'intéresser aux sciences sociales pour se moderniser en matière d'aménagement et d'urbanisme.

Au cours des années 60, les méthodes vont plutôt être délaissées par une nouvelle génération d'universitaires et de militants qui se sont détachés des travaux antérieurs inspirés du catholicisme social pour se tourner vers le marxisme oscillant entre des méthodes empiriques et une analyse « structuraliste ». Des enquêtes de grandes qualités ont été menées sur le logement, les modes de vie de la classe ouvrière, le marché immobilier, la ségrégation urbaine (…) accompagnés d'analyses sur les classes sociales, les villes, le capitalisme & l'Etat. A notre connaissance, Henri Lefebvre n'a pas mené de recherche-action12 même s'il ne cessera d'insister sur l'importance des usagers comme producteur de la ville.

Le retour de la recherche-action urbaine s'est fait sous l'impulsion de l'Etat avec la création du Plan Construction en 1971. Cette administration avait pour but de « stimuler l'innovation et une recherche coordonnée » dans toutes les phases et tous les aspects de la construction des logements ». De nombreuses « recherche sur contrat » vont être contractualisés avec des équipes composés de chercheurs et de praticiens dans le domaine de l'urbain.

Parmi ces équipes, le Centre d'études, de recherches et de formation institutionnelles (CERFI), fondé par Félix Guattari en 1967, rassemblaient des chercheurs et militants dans différents domaines (sociologues, urbanistes, économistes, psychologues, pédagogues...). Inspiré par l'analyse institutionnelle, le CERFI partage avec la tradition de la recherche-action cinq principes : refus de l’objectivité comme but en soi et pour soi ; refus de la séparation stricte entre le chercheur et son objet ; volonté d’établir une relation permanente entre la recherche et le changement ; volonté de faire du processus de recherche un objectif de la recherche elle-même ; désir de mettre à la portée des praticiens les acquis de la recherche scientifique »13.

Les méthodologies du CERFI vont permettre d'envisager de nouvelles modalités d'action entre les acteurs de l'urbain. Il s'agit de créer des espaces pour susciter des interactions entre les décideurs locaux, des agents administratifs, des universitaires et des habitants. Felix Guattari propose à l'administration de « brouiller les frontières entre usagers, administration et collectivités locales ». Ces conceptions vont susciter de nouvelles expérimentations qui tentent de se dégager des cloisonnements administratifs pour résoudre des problèmes urbains et dont les enseignements tirés de ces expérimentations pourraient contribuer à la planification urbaine. Les méthodes du CERFI ont inspiré les expériences emblématiques de l'Atelier Populaire d'Urbanisme (APU) de l'Alma Gare à Roubaix et du Petit Séminaire à Marseille.

A Roubaix, des habitants soutenus par des militants locaux se sont mobilisés, tout au long des années 70, contre la destruction de leur quartier envisagé spar un projet d'urbanisme. Ils ont été rejoints par une équipe technique dont plusieurs membres se référaient souvent au CERFI (en particulier les architectes Raoul Pastrana, Daniel Bourdon et le sociologue Gérard Grass). Cette expérience, soutenue financièrement par le plan Construction du ministère de l'équipement, s'inscrivait pleinement dans cette volonté d'élargir les contributeurs aux recherches et brouiller les frontières entre les acteurs. L'Atelier Populaire d'Urbanisme (APU) a ainsi mêlé des habitants, militants, techniciens et chercheurs. Ensemble, ils ont permis d'éviter la destruction des logement et d'envisager la réhabilitation du quartier.

A Marseille, le sociologue Michel Anselme a mené un processus de réhabilitation d'une cité de logements sociaux associant les habitants, associations et institutions du quartier à partir du début des années 80. Les récits de son expérience insistent sur le rôle d'intermédiaire des chercheurs-praticiens engagées dans une recherche-action14 pour écouter les habitants, donner droit à leurs revendication, construire des accords entre voisins et renouer le lien avec les institutions : « l'intervention d'un tiers, la mission qui lui avait été confiée, les conditions mêmes de son insertion, tout cela a abouti à une modification importantes des habitudes de la cité. Pour la première fois depuis longtemps, des intervenants -en l'occurence les maîtres d'oeuvre – allaient avoir à se coltiner le concret de la cité, allaient avoir à parler aux habitants, à les écouter, à échanger avec eux, allaient avoir à tenir une pratique de contact régulier, à leur rendre des comptes. Transformation décisive dont personne, ni les habitants, ni à fortiori, les maîtres d'oeuvre n'eurent conscience au départ. (…). Si nous avons eu une quelconque influence sur cette expérience – mais on verra que, sans activité de l'ensemble des participants, elle n'aurait pas eu lieu, puisqu'elle se fondait sur le système des relations qui s'est établi -, c'est d'avoir accepté sans rien y comprendre d'abord, puis de manière plus consciente ensuite, cette position de tiers réel structurant, par sa simple présence régulière, la relation »15. L'une des particularité de ces expériences a été de contribuer à ce que des habitants, des associations, des individus se saisissent des enjeux de la recherche. Le CERFI a préfiguré un « droit à la recherche pour les non-chercheurs professionnels ».

A partir des années 80, on assiste à une importante circulation des expériences de recherche-action urbaine et une mise en réseau à l'échelle européenne et internationale.

La création de la coalition internationale pour l'Habitat (HIC) lors du sommet de Vancouver en 1976 a permis de systématiser la présence de chercheurs aux cotés des mouvements d'habitants pour documenter et capitaliser les expériences. En France, l'association internationale de techniciens experts et chercheurs (AITEC) a également joué un rôle dans le développement d'une expertise citoyenne et a contribué à renforcer les mouvements d'habitants.

La mobilisation emblématique dans le quartier de Belleville à Paris16 au début des années 90 va constituer une expérience de référence pour une nouvelle génération de chercheurs et de militants. Toutefois, la présence de chercheurs aux côtés des mouvements d'habitants ne sera pas toujours facile comme le montre l'expérience de la chercheure Cécile Péchu qui s'est impliquée aux côtés du Droit au Logement au début des années 9017.

A l'échelle européenne, Habitat et Participation va collecter de nombreuses expériences de recherche-action initiées par des mouvements d'habitants lors du processus de la charte européenne pour le droit à habiter. Les pratiques de recherche-action seront également au cœur des discussions lors des rencontres internationales des mouvements d'habitants menées tout au long des années 9018.

Au début des années 2000, le processus du Forum social Mondial a ouvert un espace de dialogue associant des mouvements d'habitants, des chercheurs et des activistes. L'idée de mettre en oeuvre des recherche-action sera souvent mise en avant par Habitat International Coalition et l'Alliance Internationale des Habitants pour renforcer les capacités d'habitants. Le Forum social Mondial a énormément contribué à enrichir le débat sur les nouvelles épistémologies de la recherche et de l'action.

Le sociologue Boaventura de Sousa Santos a proposé une épistémologie du Sud basée sur deux piliers qui sont une « écologie des savoirs » et la « traduction interculturelle ». S'il est difficile de mesurer l'impact du cycle du Forum social Mondial sur la recherche-action urbaine, ce tournant n'est pas sans rappeler les apports fondamentaux de Paolo Freire et Orlando Fals Borda.

Conclusion provisoire

Depuis sa première formulation par Kurt Lewin, la notion de recherche-action s'est beaucoup diffusée et transformée. Elle a été approfondie par des chercheurs qui se sont saisis de cette notion pour chercher de nouvelles voies dans la production de connaissance en se basant sur des pratiques de terrain Devant l'ampleur du champ étudié, nous n'avons fait qu'effleurer les différents courants sans chercher à être exhaustif. Nous avons circonscris ce rapide aperçu aux recherches-action dans le domaine de l'habitat et de l'urbanisme. Nous avons rapidement évoqué des courants de recherche, comme la sociologie urbaine de Chicago, et la réception de la recherche-action urbaine en France. Nous pensons que ces études partent du postulat que les mouvements d'habitants produisent du changement dans la manière de penser et produire la ville et qu'il est donc nécessaire de renforcer leurs capacités d'intervention auprès des autres acteurs de la production urbaine. Nous pouvons distinguer les recherches qui associent des habitants pour étudier le milieu urbain (Chombart de Lauwe), les expériences qui renforcent la place des habitants dans la production urbaine (Petit Séminaire), les recherches-action qui aboutissent à la création de mouvement d'habitant (community organizing) et celles qui visent à renforcer les mouvements d'habitants existants (Atelier Populaire d'Urbanisme),

Ces expériences passées continuent d'inspirer des chercheurs et des mouvements qui agissent dans le domaine de l'habitat et de l'urbanisme. Pour approfondir notre analyse (y compris rétrospective) des relations entre chercheur-e-s et mouvements d'habitants inscrits dans des actionspour le doit à la ville et le droit au logement nous allons maintenant présenter trois études de cas à Marseille, région parisienne et Grenoble.

Blog de recherche : http://recherche-action.fr/lieux-urbains

Liste des entretiens et diffusion du document : Patrick Lacoste, Un Centre Ville pour Tous, Alima El Bajnouni, Un Centre Ville pour Tous, Pierre Alain Cardona, Un Centre Ville pour Tous, Un Centre Ville pour Tous, Sylvain Adam, Appuii, Romain Gallard, Appuii, Agnès Deboulet, Appuii, Pascale Thys, Habitat et Participation , Kirsten Koop, Pacte, Claske Dijkema, Modus Operandi, Jouda Bardi, Université Populaire Villeneuve, André Béranger, Atelier Populaire d'Urbanisme, Jaouad Doudouh, Ulysse Rey, Tobias Logan

Prochaines Etapes : Séminaire le 6 et/ou 7 novembre 2020

Lieu à déterminer :https://framadate.org/jALKdHJhxuFyFI73

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